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L’EGLISE SAINT-GEORGES

L’imposante église de Sonchamp témoigne de plusieurs époques de construction : la nef romane est édifiée à la fin du XIème siècle, complété par la façade, l’abside et le chœur au XIIIème siècle. Les collatéraux sont ajoutés au XVIème siècle. Les matériaux de construction témoignent de la situation géographique du village, aux confins de la Beauce (calcaire) et du Hurepoix (grès et meulière). A l’échelle du grand territoire de la commune, l’imposant clocher carré constitue un repère permanent sur la plaine agricole.

  


 LES CHAPELLES

La chapelle Saint-Sébastien à Greffiers et la chapelle Saint-Jean à Louareux (ou Loireux) sont les témoins d’une architecture religieuse rurale aujourd’hui presque disparue. La première daterait du XIVème siècle tandis que la seconde remonterait peut-être au XVème siècle.

  

Chapelle Saint Sébastien

Chapelle Saint Jean


L'ORATOIRE DE L’ARDILLIERS

Cette Vierge à l’Enfant était régulièrement honorée par des gerbes de blé, des fleurs ou des cierges. Avant de figurer dans cet oratoire, elle décorait la façade de l’école religieuse. La statue a été placée dans sa niche actuelle en 1959.

 

LES CROIX ET CALVAIRES 

Plusieurs croix et calvaires, situés aux intersections des chemins, signalaient aux voyageurs la proximité du bourg. Leur implantation en triangle autour du village délimiterait une zone de protection sous l’égide du saint patron de la paroisse, Saint Georges.

 

 

LE CHATEAU DE PINCELOUP

Rompant la ligne boisée du coteau, le château de Pinceloup intrigue par sa masse imposante. Reconstruit à la fin du XIXème siècle, il se dresse à l’emplacement d’un château plus ancien dont il ne reste rien. La façade symétrique brique et pierre est surmontée de toitures aux formes variées, brisant la monotonie du long alignement des bâtiments. Le parc conserve les traces d’un mode de vie fastueux, encore prisé par la bourgeoisie du début du siècle, avec serre, volière, glacières, manège et pavillon de gardien. Le domaine abrite aujourd’hui l’école Le Nôtre, propriété de la ville de Paris.

  

 

LES MANOIRS

Dans les hameaux de Chatonville, des Chênes-Secs, d’Epainville et de Louareux, quatre manoirs sont la trace d’anciens fiefs, attestés pour certains à la fin du XVème et au XVIème siècle. Lieux de pouvoir seigneurial, ils participaient à l’organisation défensive et administrative du territoire. Plusieurs sont aujourd’hui transformés en fermes.

  

LE CŒUR DU VILLAGE

Située le long de la voie principale, l’ancienne école, devenue mairie en 1959 est représentative de l’architecture traditionnelle des bâtiments publics de la fin du XIXème siècle. Le commerce L’Epicurienne, installée dans les locaux de l’ancienne poste, reprend également cette architecture républicaine, fréquemment décorée de briques.

Place de l’Eglise, un porche en grès daté de 1614 témoigne de l’utilisation ancienne de ce matériau. Rue de l’Eglise, une maison se distingue du reste de l’habitat par sa tourelle. Beaucoup d’éléments (vestiges de meurtrières, escalier hors-œuvre dans une tour polygonale, contreforts) permettraient de la dater du XVIème siècle. Cette construction soignée pouvait être à destination civile ou bien maison du Prieur.

 

LES HAMEAUX

Le nombre élevé de hameaux dispersés sur le territoire caractérise Sonchamp, ponctuant l’espace à intervalles réguliers. Rassemblés autour de quelques maisons ou bien comprenant chapelle et école comme à Greffiers, ces hameaux de taille variable se sont développés autour de grosses fermes encore en activité pour la plupart d’entre elles.

 

LES EQUIPEMENTS LIES A L’EAU

Place de l’Eglise, à la Chéraille, à la Hunière, à la Grand-Ville, ou encore à la Guêpière et à Chatonville, des pompes à eau sont encore visibles. Leur grande roue en fonte est munie de deux manivelles, avec un déversoir placé devant laLes  roue. De même, plusieurs lavoirs étaient à la disposition des femmes sur rivière ou sur mare. Construit en 1889 sur la Rémarde, le « grand lavoir » a été restauré il y a quelques années.

  


LES SENTIERS

Avec 110 kilomètres de chemins ruraux, les sentiers font véritablement partie du patrimoine de la commune. Certains hameaux n’étant reliés entre eux que par des chemins de terre, ils ont toujours été utilisés par les habitants. Aujourd’hui, les pratiques telles que les randonnées pédestres, cyclistes ou équestres, pérennisent cet usage ancien. Souvent, les toponymes des sentiers sont séculaires ou évocateurs : ainsi, le chemin des Champarts reprend le nom d’un impôt féodal qui prélevait une part sur les récoltes pour le seigneur.  Le sentier du « Petit Maroc », quant à lui, doit son nom à la grande quantité de sable qui s’y trouve.

  

 

L'ESPACE RAMBOUILLET

L’Office National des Forêts (ONF) propose au public l’accès à un parc animalier. Avec 98% de sa surface sur le territoire de Sonchamp, l’Espace Rambouillet accueille une faune typique de la région dans son environnement naturel.

  

 

LES FERMES DU VILLAGE et DES ALENTOURS

Cette ferme, située à l'entrée du village, est remarquable par son porche monumental, appareillé de grès taillé surmonté d’un écusson et composé de trois ouvertures au travers desquelles on aperçoit le logis. Ce type d’entrée prend la suite au XVIIIème siècle, des entrées fortifiées de manoirs ou de châteaux. Sa présence contribue à renforcer la ruralité du bourg.

A vocation céréalière, le territoire de Sonchamp comprend de nombreuses fermes ponctuant le plateau cultivé et renforçant son caractère agricole. Les fermes isolées, comme la Reverderie ou la ferme du Coin du Bois sont constituées de bâtiments imposants refermés sur une cour intérieure. Dans les hameaux, les fermes sont repérables par leurs bâtiments aux façades aveugles. Dans la plupart des cas, une mare est présente dans la cour.

 

 L'ELEVAGE

Au XIXème siècle, les grandes fermes étaient spécialisées dans l’élevage ovin. Ce n’est que vers 1970 que l’élevage des moutons « Île-de-France » est abandonné, après le départ à la retraite du berger. Aujourd’hui, bien que la céréaliculture soit l’activité agricole principale, certaines fermes s’orientent vers le dressage et l’élevage de chevaux, répondant ainsi aux nouveaux modes de loisirs.

 

LES REMISES POUR LA CHASSE

Des bosquets ou remises de chasse, ont été plantés par l’homme sur les plateaux à des fins cynégétiques. Ces petits boqueteaux servent en effet de refuge pour la faune et notamment le chevreuil, qui traverse la plaine. Nombreuses sur le plateau de Louareux ces remises fractionnent l’espace agricole et ont un impact paysager important, témoignant des pratiques d’un territoire longtemps lié à la chasse.

 

LES ROCAILLES ET LES GRES

Le rocaillage, fréquent dans les communes du Parc Naturel Régional, se retrouve à Sonchamp tant sur les maisons rurales que sur des maisons de bourg. Cet enduit solide et décoratif consiste à mêler au mortier des petits éclats de silex, meulière ou mâchefer. Un rocaillage rose recouvre par exemple, la façade de l’ancienne école de Greffiers. Par ailleurs, la présence du grès remarquée dans le sud des Yvelines, est visible à Sonchamp sur de nombreuses maisons ou fermes.

 

 LA VALLEE DE LA REMARDE

Sonchamp voit naître le cours d’eau de la Rémarde, dans un vallon situé entre la Grand-Ville et le château de Pinceloup. Plusieurs sources sont repérables, alimentées par la nappe aquifère contenue dans les sables de Fontainebleau. La Rémarde qui draine un bassin versant d’environ 150 km², est grossie par la Rabette puis la Gloriette avant de se jeter dans l’Orge à Arpajon. Plusieurs moulins agrémentaient son cours, comme le moulin de Béchereau, le moulin Moyen, ou le moulin de Boutareine utilisés pour moudre le grain des plateaux voisins.

 

LES TOURBIERES ACIDES

En forêt de Rambouillet, trois tourbières acides, milieux naturels extrêmement rares en Île-de-France, sont repérables. Sur des sols gorgés d’eau, la décomposition de la végétation se fait plus lentement et celle-ci forme un sol fibreux : la tourbe. Ces espaces naturels hébergent une flore rare et protégée comme le Comaret aux fleurs pourpres. Menacées de boisement ou de comblement, ces tourbières constituent un milieu fragile qu’il convient de protéger.

 

LES MARES

Les mares de Sonchamp sont de quatre types différents : mares des forêts comme la « Bonne Mare », mares de prairie jouxtant la Rémarde, mares de fermes, creusées pour servir d’abreuvoir et mare de champs. Les deux derniers types de mares accueillent respectivement une faune et une flore aquatiques intéressantes. Dans les mares de ferme et notamment à Renonvilliers, on peut observer la Rainette verte ou le Triton crêté. Labourées chaque année, les mares de champ permettent à des espèces végétales annuelles de s’épanouir, comme la Damasonie étoilée.

 

Remerciements: Sonchamp Environnement et au PNR pour les informations recueillies.